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Situation Locale

L’Ile Maurice a été sous les feux des projecteurs ces dernières années par rapport a la consommation d’opiaces (drogues dérivées de l’opium, comme l’héroïne, Brown Sugar, le Subutex®, etc), ayant même été le 2eme pays avec le taux le plus élevé de consommation en 2008 selon le Rapport Mondial sur les Drogues publié chaque année.

 

Les Drogues Injectables

De ce fait, il y a eu plusieurs études qui ont été faites par rapport à la consommation de drogues injectables. Il y a eu 2 études qui ont été faites à 2 années d’intervalles :

  1. Le Integrated Behavioural and Biological Surveillance Survey among Injecting Drug Users in Mauritius en 2009.
  2. Le Integrated Behavioural and Biological Surveillance Survey for People Who Inject Drugs in Mauritius en 2011 (non disponible en ligne).

Ces rapport chiffrent le nombre de personnes qui s’injectent des drogues à l’île Maurice à 10,000, les drogues injectables utilisées sétant principalement des opiacés (Brown Sugar, Subutex®).

 

Les autres drogues illicites

Nous avons cependant des données limitées sur la consommation d’autres types de drogues illégales. Bien que le Cannabis soit très probablement la drogue illégale la plus répandue chez nous, nous n’avons pas de données scientifiques sur la consommation d’autres produits comme la cocaïne, les amphétamines, methamphétamines, l’ecstasy, le LSD, ou les nouvelles drogues psycho actives au sein de la population.

Une étude sur la consommation de drogues chez les jeunes, datant de 2008 a révélé une consommation de plus de 50% d’alcool, de 15% de cannabis, et une quantité limite de consommation d’héroïne (1.4%), de Subutex® (1.1%), d’ecstasy/LSD (1,5%), et de cocaïne(0.6%) entre autres.

Une étude plus récente faite par le Service d’Accompagnement, de Formation, d’Information et Réhabilitation de l’Enfant (SAFIRE) et le Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), fait aussi mention de produits utilisés par les enfants de rue./ Entre autres produits, on trouve 37% qui consomment du cannabis, 6.4% qui consomment des sirop pour la toux à base de codéine, 1.1% qui consomment des drogues injectables.

 

Les Nouvelles Substances Psychoactives

Nous avons noté aussi quelques Nouvelles Substances Psychoactives sur le marché mauricien, dont le Black Mamba, qui est un cannabinoïde de synthèse, plus communément appelé cannabis synthétique.

Qu’est-ce qu’une Nouvelle Substance Psychoactive ?

« Les NPS sont des produits qui font l’objet d’un usage nocif, que ce soit à l’état pur ou sous forme de préparations, qui ne sont pas placés sous contrôle en vertu des conventions internationales relatives aux drogues, mais qui peuvent représenter une menace pour la santé publique. Dans ce contexte, l’adjectif “nouveau” ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit de nouveautés en soi, mais de substances qui sont nouvellement apparues sur certains marchés. D’une manière générale, ce terme générique désigne toute substance ou tout produit psychoactif (nouveau) non placé sous contrôle qui vise à reproduire les effets de drogues soumises à contrôle. »
Extrait du Résumé analytique sur le Rapport Mondial sur les Drogues 2013.

Les differentes catégories de Nouvelles Substances psychoactives incluent les

   a)    Cannabinoïdes de synthèse (Type Black Mamba)
   b)    Cathinones synthetiques (méphédrone, sels de bains, etc)
   c)    Ketamine (anesthésiant normalement utilisé en milieu vétérinaire)
   d)    Piperazines
   e)    Substances psychoactives à base de plantes (Par exemple, la Salvia Divinorum, ou le Khat)
   f)     D’autres substances psychoactives (Tryptamines, Aminoindanes, substances de type Phencyclidine, etc)
                      (Extrait du Rapport Mondial sur les Drogues 2013).

Plus d’info sur les Nouvelles Substances Psychoactives publié par Fédération Addiction et Psychoactif sur ce lien.

Bien que les études menées chez nous permettent de mesurer la consommation de drogues chez les mauriciens, la majorité de ces études ont été menées dans une logique de prise de risque par rapport au VIH, et non pas dans le but de documenter les différents produits en circulation et les méthodes de consommation en vue d’adresser des messages de prévention et de réduction des risques par rapport à la consommation de drogues.

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