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Rapport - Prisons

La transmission du VIH en milieu carcéral à Maurice parmi les personnes qui s’injectent des drogues.

Le 13 aout 2014, CUT (Collectif Urgence Toxida) présentait un argumentaire dans le but de mettre en évidence l’impact dévastateur de la limitation, voire de l’absence, de programmes de réduction des risques dans les prisons, à Maurice. Ce document contenait les points les plus pertinents des meilleures pratiques internationales, fondées sur des preuves empiriques, afin de minimiser la propagation du VIH/SIDA et l'hépatite C en milieu carcéral ; notamment, les mesures politiques contribuant à casser le cycle de la pauvreté, tels que l'incapacité des ex-détenus à obtenir un emploi en raison de l'absence de certificat de caractère.

 

Compte-tenu de l’existence à l'île Maurice d’une forte corrélation entre consommation de drogues injectables et établissements pénitentiaires, principalement en raison des politiques aboutissant à l’incarcération systématiquement les utilisateurs de drogues, avec un accès restreint aux services de réduction des risques, à la difficile réinsertion post-incarcération et à la vulnérabilité  aux VIH et l’hépatite C, CUT formule les recommandations suivantes:

 

  1. Mise en place d’un projet pilote gouvernementale de distribution de préservatifs et de matériel d'injection stérile en prison, en explorant les méthodologies les mieux adaptées au contexte local, incluant un plan de durabilité, et avec la collaboration active du personnel pénitentiaire, de la société civile, des utilisateurs de drogues et des détenus.
  2. Révision parlementaire de la loi sur le certificat de caractère qui entrave considérablement la réinsertion à la vie professionnelle et sociale des personnes utilisatrices de drogues.
  3. Développement d’une politique gouvernementale facilitant l'accès au traitement de substitution à la méthadone en prison pour un plus grand nombre de détenus, notamment ceux confrontés à des obstacles administratifs telles que l'absence de carte d'identité, et les jeunes consommateurs incarcérés dans les Rehabilitation Youth Center et Correctional Youth Center.
  4. Révision parlementaire  de la législation relative à la criminalisation des matériels d’injection, entravant l'accès aux programmes d’échange de seringues pour les utilisateurs de drogues injectables. Ces lois ont jusqu’à présent empêcher l’achat et la distribution d'une plus grande variété de matériels, pourtant essentiel à la prévention de la transmission du VIH et du VHC, et ont envoyé plus de personnes dans nos prisons déjà surpeuplées.
  5. Nécessité absolue que le gouvernement mauricien considère et entame une réforme de la politique des drogues, conformément aux recommandations des Nations Unies, et en consultation avec la société civile, y compris les usagers de drogues. Ces lois criminalisant les consommateurs nourrissent la surpopulation carcérale et la vulnérabilité aux virus transmissibles par le sang, principalement le VIH et l'hépatite.

 

Pour lire le rapport complet (Anglais): Rapport sur La transmission du VIH en milieu carcéral à Maurice parmi les personnes qui s’injectent des drogues. 

 

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